Autels du temple Chiang Man à Chiang Mai

Autels du temple Chiang Man

7 photos – Les temples de Chiang mai sont en général dans des espaces où sont rassemblés plusieurs temples. Chacun de ces temples a des autels devant lesquels les pratiquants viennent se recueillir, prier, comme dans d’autres religions. Sur chacun de ces autels des représentations de Bouddha, chacun avec ses caractéristiques, son histoire ,qui les font réputer par les pratiquants qui vénèrent plus l’un qu’un autre. L’âge de ces bouddhas n’est pas le même que le temple qui le contient. Le temple peut avoir été construit récemment pour rendre hommage à telle ou telle autre représentation de Bouddha. Ils sont en bronze, ou recouvert d’or.

bouddhisme Theravâda

Le bouddhisme pratiqué en Thaïlande est le bouddhisme theravâda. Ce bouddhisme est dominant en Asie du Sud, sauf au Viet-Nâm où c’est plutôt la pratique traditionnelle d’inspiration chinoise.

La doctrine du theravâda explique comment accéder soi-même à la délivrance en devenant un arahant (personne délivrée parce qu’elle a suivi la voie enseignée par le Bouddha sans bénéficier de l’omniscience), un bodhisattva (personne qui cherche absolument à devenir un bouddha pour enseigner en pratiquant les vertus dites pāramita) ou un sambuddha (« bouddha parfait », personne qui, possédant une compréhension parfaite des enseignements du Bouddha, accède à l’éveil et peut enseigner).

Elle rejette catégoriquement l’idée d’un dieu créateur et tout puissant, ainsi que l’idée d’un salut obtenu par la seule dévotion et le culte des reliques. En effet d’après le canon pāli, le Bouddha aurait dit : « On est son propre refuge, qui d’autre pourrait être le refuge » (Dhammapada, XII, 4). Cela signifie qu’on ne peut attendre de personne l’obtention de l’illumination, il faut chercher en soi-même la vérité et pour atteindre ce but suivre le Noble Chemin Octuple.

Les tours qui sont derrière le bouddha, faisant partie de l’autel, sont inspirées par la tradition Khmer d’Angkor qui a commencé au VIIIè, d’inspiration Hindou. Mais il ne faut pas trop leur dire car ils n’en reconnaissent pas officiellement la paternité.