Catégorie : Angkor

Baphûon (Angkor) tel qu’avant sa restauration

Baphûon subit différents éboulements en 1945. En 1961 les travaux de restauration furent entrepris par B.Ph. Groslier non encore achevés en 1970 qui finalement pris un énorme retard du fait de la guerre que subit le Cambodge jusqu’en 1985. Il est construit en 1060, par Udayàdityavarman, de rite brahmanique (Civa). Le Baphûon, directement accolé à l’enceinte méridionale du Palais-Royal (1), a son gopura (2) extérieur. Il est sur le même axe que la Terrasse des Éléphants, qui est aussi celui de la tour centrale du Bayon. Dans une enceinte de 425 m sur 125, le temple de 120 m sur 100. Sa masse, une des plus considérable, en eut fait le plus imposant s’il n’était inséré dans un espace si étroit. Il a tant souffert de l’action de la nature et des destructions humaines qu’il n’était qu’une simple colline couverte de végétation. C’est la première réalisation d’Angkor du type d’édifice à galeries de pierre concentriques avec tour centrale. Le temple lui-même est constitué par une haute pyramide à cinq gradins de grès qui, en plan, forme un rectangle et superpose des étages de hauteur non décroissante mais à peu près constante. La plateforme supérieure domine le sol de 24 mètres. On distingue dans les bas-reliefs l’histoire de Ramayana avec des épisodes du Mahabharata. Baphûon en 1961 Baphûon rénové en 2012 et 2013 __________ (1) habituellement nommé Angkor Vat (2) enceinte en forme de galerie couverte

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Angkor Thom : Le Bayon 50 tours à 4 visages

Angkor Thom : Le Bayon 50 tours à 4 visages 11 photos – À moins d’un siècle de distance, le Bayon est l’antipode d’Angkor Vat : sa masse centrale est ramassée, dans une inextricable confusion de blocs amoncelés. De partout on peut voir ses cinquante tours à quatre visages. Le Bayon est la traduction dans le monde des formes des spéculations d’âme d’un grand mystique, le roi bouddhiste Jayavarman VII. Les quatre visages de chaque tour regardant aux points cardinaux sont, tant qu’images du bodhisattva Lokeçvara, le signe de l’omniprésence. Leur multiplication devient la marque de la puissance du dieu roi s’étendant à l’ensemble du pays. Par ailleurs, les tours à visages étaient des sanctuaires : de courtes description gravées sur les piédroits le prouvent, mentionnant un nombre imposant de divinités, tant brahamaniques que bouddhiques. Deux galeries Il est le seul temple qui possède deux galeries concentriques sculptées de bas-reliefs. Leur facture est assez frustre et souvent naïve, les bas-reliefs de ce temple, moins stylisées que ceux d’Angkor Vat, sont une source de documentation remarquable par le soin apporté à la représentation des moindres détails et les qualités d’observation dont ils témoignent : c’est à peu près la seule dont nous disposions pour nous faire une idée des mœurs et des conditions de vie de l’ancien Cambodge. Ils sont de type à registre superposés, le registre inférieur représentant pour le Khmers ignorants de lois de la perspective le premier plan, et le registre supérieur l’horizon. Gopura Quatre gopuras. Un gopura est une entrée dans les galeries successives. Celui par lequel on arrive par la terrasse orientale, est cruciforme, il fait partie de la troisième enceinte au milieu des piliers du gopura de troisième enceinte.  

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Angkor Vat dédié à Vishnou face à l’Ouest

Angkor Vat dédié à Vishnou face à l’Ouest 26 photos – Angkor Vat, temple principal du site d’Angkor, édifié au 12è siècle, par Sûryavarman II, ouvert à l’ouest, est entouré de douves et de quatre galeries enceintes qui conduisent à la tour centrale où figurait l’image de Vishnou (Vishnu). A l’origine hindouiste, il devient bouddhiste au XVIè siècle. Il forme un rectangle d’environ 1 500 m x 1 300 (superficie de 200 hectares) qui comprend son encadrement de bassins-fossés larges de 190 m. C’est le plus grand ensemble monumental du groupe d’Angkor. Cette orientation Ouest, contraire à celle des autre monuments d’Angkor implantés face au soleil levant, n’a pas manqué de soulever maintes controverses. Construit au Sud de la capitale (Angkor Thom), Angkor Vat se trouvait compris dans le quart Sud Est de l’ancienne ville d’Angkor (Yaçodharapura) qui s’étendait entre la rivière Siemrèap à l’Est et la digue du Baray à l’Ouest. Destiné à servir de temple funéraire, son orientation Ouest correspond à celle des temples funéraires indo-javanais, en opposition à celle des sanctuaires dédiés aux divinités. Les galeries à bas-reliefs représentant des défilés, la procession rituelle se fait en gardant le monument à sa gauche. Ce temple dédié à Vishnou, associé à l’Ouest, devait naturellement adopter cette nouvelle orientation. Angkor Vat, isolé de la forêt par ses douves, est, de tout les monuments du groupe, le mieux placé pour échapper à l’envahissement par la grande végétation, et par la suite par la ruine. Resté de tout temps un lieu de pèlerinage pour les Khmers, il n’a cessé d’abriter à l’intérieur de son enceinte, après l’instauration du bouddhisme du Petit Véhicule, des pagodes. Ainsi Angkor Vat est le plus vaste et surtout le mieux conservé. Il est aussi le plus imposant par son caractère de grande composition architecturale comparable aux

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Photos en vrac de temples d’Angkor

35 photos – J’ai mis là un tas de photos qui m’ont frappé par les répétitions de certaines caractéristiques techniques surtout du site d’Angor. Mais aussi des photos que je n’ai plus su attribuer en rentrant. Les Khmers étaient artistes en matière de construction en bois, mais pour la pierre ils montrèrent un incapacité technique. Les blocs n’étaient ni équarris ni réglés, non jointés, sans chevauchement c’est un miracle que les temples aient tenus debout. Les masses des gros murs ne sont pas homogènes, les voûtes ou frontons reposent sur des piliers se brisent sous la masse. Les matériaux sont le grès qui s’effritent avec le temps, ou se brise ou se dégrade en lamelle. La brique est par contre bien cuite, sur place, et tient le mieux, tout aussi bien que les tuiles. La latérite est une pierre poreuse, elle sert au remplissage. Les escaliers sont partout (épuisants quand on visite), souvent à des angles abruptes. Les fondations sont réduites : le sol est resistant, de sable argileux, et ne bouge pas. La jungle est là, partout présente, pas loin, on la traverse sans cesse pour aller d’un temple à l’autre.

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