Étiquette : démocratie

Cambodge : 25 ans après les Accords de Paris

Anniversaire des Accords de Paris Le Ministère cambodgien des Affaires étrangères et l’Ambassade de France à Phnom Penh ont organisé conjointement une séance académique pour marquer le 25e anniversaire des Accords de Paris, signés le 23 octobre 1991. La tonalité de la majorité des interventions relevait des propos convenus sur le « succès » de ces Accords. Toutefois, le Ministre cambodgien lui-même a tenu à indiquer : « Pour celles et ceux qui, demeurés au Cambodge, survécurent à la tragédie du régime de Pol Pot et se réjouirent d’avoir été libérés de la tyrannie, les Accords de Paris constituent une étape dans un processus entamé le 7 janvier 1979. Pas une fin en soi. Une étape, parce que tout ce qui a précédé était incompréhensible à nos yeux : la négation par la communauté occidentale des crimes de masse commis dans notre pays, le maintien d’un dirigeant Khmer rouge comme représentant du Cambodge à l’ONU, la décision d’interdire toute aide au développement à un pays totalement détruit et à une société disloquée ayant perdu ses repères et ses élites, tout cela fut décidé dans le cadre des Nations Unies. Telle fut la réalité diplomatique des années qui ont suivi notre libération, de 1980 à 1991. J’ai eu l’occasion de le dire il y a quelques semaines devant l’assemblée générale de l’ONU, il y a pour nous un passé qui ne passe pas. Nous avons pris conscience de l’instrumentalisation du thème de la démocratie et de celui des droits de l’Homme selon les opportunités géopolitiques du moment. Et il est des Etats qui peuvent tout se permettre sans jamais être condamnés. Ce ne sont pas les principes qui guident les relations internationales, ce sont les intérêts du moment. C’est donc avec cette lucidité qu’il nous faut regarder, 25 ans après, ce qu’ont représenté les

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Thaïlande : derrière la carte postale un régime militaire

Thaïlande : derrière la carte postale un régime militaire Derrière la belle carte postale de plages paradisiaques au sable fin et à l’eau turquoise se cache une réalité bien moins idyllique pour le pays. Depuis plus d’une année à présent, la Thaïlande est sous la coupe d’une junte militaire qui tient le pays d’une main de fer, inhibant toute liberté. L’Europe doit réagir fermement en exerçant une pression à différents niveaux. Le général Prayut Chan-O-Cha a pris les commandes du pays depuis mai 2014, période à laquelle un coup d’état a renversé l’ancien gouvernement dirigé alors par le Premier ministre de l’époque Thaksin Shinawatra. D’un pays ouvert au reste du monde, force est de constater que la Thaïlande est devenue une dictature qui ne dit pas son nom. La junte militaire actuellement aux commandes bride le pays et ses populations. Les récentes arrestations de 14 manifestants étudiants sont la parfaite illustration d’un régime dur et liberticide. 14 étudiants qui risquent 7 années d’emprisonnement, dans des conditions que l’on sait des plus difficiles, simplement pour avoir voulu protester pacifiquement contre l’absence de démocratie qui règne dans le pays depuis que l’armée a pris le pouvoir. Désormais la Thaïlande ressemble à ces pays où il ne fait pas bon vouloir exprimer une parole différente de celle du pouvoir, presque comme en Corée du Nord même si la communauté internationale reste encore assez frileuse sur la comparaison. Car en Thaïlande à présent, impossible de former une réelle opposition politique démocratique sans risquer des peines d’emprisonnement. Toute liberté d’expression est devenue complexe voire même risquée, la loi martiale a été décrétée soit disant pour le bien du pays. Mais c’est le peuple thaïlandais qui trinque : les médias sont contrôlés voire, pour certains journaux, fermés, les libertés civiques jugulées. L’Europe doit agir pour rétablir la

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Thaïlande: le chant protestataire Mo Lam face à la modernité et à la censure

Mo Lam Dans un sourire édenté de nonagénaire, Gaew entonne un chant Mo Lam: cette musique des campagnes de Thaïlande a su s’adapter à la modernité et se moquer des élites conservatrices de la capitale. Mais elle se retrouve face au défi de la censure militaire. A l’origine, la musique Mo Lam avait été développée pour propager les croyances bouddhistes auprès des paysans analphabètes de cette région rurale pauvre de l’Isan, dans le nord-est de la Thaïlande. Mais les paroles de ces chants traditionnels se sont au fil du temps chargées d’humour, se mettant à raconter histoires d’amours contrariées, difficultés de la vie à la campagne et remous politiques. Aujourd’hui, une variante moderne de Mo Lam funk est populaire auprès des jeunes, au grand dam des puristes. Mais les voix discordantes ont bien du mal à se faire entendre depuis un coup d’État militaire à Bangkok en 2014. En particulier dans le nord et le nord-est de la Thaïlande, cœur historique des partisans du gouvernement renversé de Yingluck Shinawatra. «Le Mo Lam, c’est notre histoire, notre culture», ancrée dans le fait que jusqu’au siècle dernier l’Isan échappait au contrôle de la monarchie absolue thaïe, explique Gaew Sornthunthue, âgé de 96 ans. «Quand j’étais jeune, j’ai appris la musique Mo Lam sous les arbres, dans les champs de riz, quand je surveillais buffles et vaches», ajoute-t-il dans le dialecte de l’Isan. Pour les habitants de cette région qui émigrent par millions à Bangkok, en quête de travail, le Mo Lam incarne une identité régionale qui reste forte malgré une modernisation récente. «Nous utilisons le Mo Lam pour parler, débattre, nous exprimer et réfléchir sur nos vies et nos traditions», explique Sarawoot Srihakot, professeur de musique du village de Gaew, voyant dans le chant Mo Lam l’ancêtre des télévisions partisanes actuelles. Le

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Hong-Kong : les anti-occupy imbéciles !

Il s’est passé ici quelque chose d’assez drôle. Un groupe d’anti-Occupy (même si le mouvement s’appelle maintenant ‘Umbrella revolution’, puisqu’il déborde de loin le premier mouvement ‘Occupy Central with Love and Peace’ organisé par des universitaires, ceux qui sont contre s’appellent eux-mêmes encore ‘anti-Occupy Central’) sont venus manifester à la Chinese University pour demander la démission du patron de l’université. Il s’agit de Joseph Sung, un médecin qui a joué un rôle important pendant l’épidémie de SRAS et que TOUT LE MONDE respecte et aime (c’est un très bon calligraphe en plus). Or, le titre des patrons d’université à Hong Kong est ‘vice-chancelor’, celui de ‘chancelor’ étant un titre honorifique réservé au chief executive (et au gouverneur pendant l’époque coloniale). Ces abrutis d’anti-Occupy, montrant bien le niveau d’ignorance et d’imbécilité général qui règne dans leurs rangs, exigeaient la démission du ‘chancelor’ de l’université. Ils étaient entourés d’un énorme groupe d’étudiants qui ont tout de suite approuvé, applaudissant bruyamment à l’idée que CY Leung (Leung Chun-ying) démissionne de son poste. Ne comprenant pas la gaffe qu’ils venaient de faire, les anti-Occupy étaient très contents, et un peu surpris, de se voir approuvés par ceux qu’ils prenaient pour des ennemis. Très désolé d’avoir loupé ça ! le campus est immense, mais c’est passé sur Facebook. Il y a une semaine des fuites ont révélé que CY Leung avait reçu d’énormes pots-de-vin d’une firme australienne. Bien sûr il s’en défend en essayant de montrer que tout est très légal (le conseil législatif vient de rejeter la possibilité d’une enquête, les fumiers !). Mais tout le monde pense que cette ‘fuite’ a été provoquée par Pékin, ça leur permettrait de lui demander de partir en sauvant la face : s’il est corrompu, c’est exactement le genre de personnes que Xi Jinping veut pourchasser, et

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Hong Kong: les autorités fixent l’ultimatum à lundi

Les activistes pro-démocratie de Hong Kong ont jusqu’à lundi pour se disperser ; sinon, les forces de l’ordre interviendront. C’est le dernier utimatum envoyé aux manifestants par Leung Chun-ying, à la tête de l’exécutif local, lors d’une intervention télévisée. Si les étudiants n’obéissent pas, les autorités prendront alors « toutes les mesures nécessaires », a-t-il menacé. Les manifestants semblaient dimanche toujours aussi déterminés, après deux journées d’affrontements avec des contre-manifestants, certains soupçonnés d’être liés à la mafia chinoise. Ils réclament la démission du chef de l’exécutif local et le retrait d’une réforme électorale qu’ils considèrent antidémocratique. Samedi, ils ont tendu la main aux autorités pour ouvrir de nouvelles discussions. Cité par l’agence de presse Associated Press, Peter Mathieson, le président de l’université de Hong Kong, a exhorté les étudiants à quitter leur campement d’Admiralty, situé non loin des ministères, d’ici lundi : « Je formule cet appel du fond du cœur, car je pense vraiment que si vous restez là, votre sécurité est menacée. S’il vous plaît, quittez les lieux. » De son côté, Le Quotidien du peuple, qui renseigne sur la position officielle du régime chinois, fustigeait dimanche dans son éditorial relayé par Le Monde, ce mouvement qui « attise les oppositions sociales, détruit les terrains d’entente entre les divers groupes de la société (hongkongaise), ce qui débouche sur un grave climat hostile ». source : Mediapart

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