Étiquette : écologie

Si l’Himalaya fond le Mékong s’assèche, c’est la ruine de toute l’Asie du Sud-Est

J’ai une crainte depuis quelques temps, qui émerge en moi de plus en plus, concernant la fonte des glaciers de la chaine de l’Himalaya. Ma crainte vient des reportages que j’ai vu concernant les glaciers du Mont Blanc et des conséquences sur tout l’environnement et les vallées qui en dépendent. Nous Occidentaux ne voyons en général que vers chez nous et nous oublions le reste de l’Humanité. Ayant voyagé en Asie du Sud Est pour de longs et relativement fréquents voyages, j’ai passé du temps et parcouru le Vietnam, le Cambodge, la Thaïlande. Chacun de ses pays (plus le Laos) dépendent entièrement des glaciers de l’Himalaya pour leur agriculture c’est à dire pour se nourrir. Une crainte est née déjà au sujet de projet de la Chine de faire un ou des barrages sur le Mékong dans la partie Sud de la Chine… Mais je crains que la fonte des neiges et la disparition peu à peu des glaciers de l’Himalaya soient bien pire en conséquences. Nous sommes tous responsables, quand je dis « tous » je pense surtout aux industries et aux états, le péquin moyen n’a que peu d’action sur le climat, malgré la culpabilité que les états font peser sur lui. Conséquences probables de la fonte des glaciers de l’Himalaya Les plaines et/ou collines d’Asie du Sud Est contiennent d’immenses champ de riz ; pour pousser le riz doit avoir les pieds dans l’eau, ce sont des cultures qui se pratiquent depuis 2000 ans, c’est toute une civilisation. Il comprend des retenues d’eau, des digues, des canaux, des aqueducs… et les paysages qu’elles nous offrent sont d’une immense beauté, apaisante pour celui qui regarde, on peut regarder ces paysages changeant avec la lumière et la saison, des journées entières sans se lasser. La culture par brulis a un rendement

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Mouvement écologique bouddhiste : ordination d’arbres

Mouvement écologique bouddhiste : ordination d’arbres Dans le cadre d’un mouvement environnemental croissant en Thaïlande, un petit nombre de moines bouddhistes se sont engagés dans des projets de conservation écologique. Ces « moines écologistes » enseignent des pratiques écologiques aux agriculteurs Thaïlandais et critiquent le développement économique rapide à l’échelle nationale (qu’ils considèrent comme l’une des principales causes de la crise environnementale du pays). Un moine thaïlandais du nord a consacré une ordination d’arbre, adaptée d’un rituel bouddhiste traditionnel, pour renforcer l’engagement des villageois dans ses projets écologiques. Lire en anglais pour plus de précisions : https://www.jstor.org/stable/3773845?seq=1#page_scan_tab_contents Les moines de l’écologie croient que leur religion est intrinsèquement liée à la nature À une époque où le pape François appelle les chefs religieux à se faire les défenseurs de l’environnement, les moines bouddhistes thaïlandais répondent à l’appel. Par le biais de rituels tels que les ordinations des arbres, les moines intègrent les principes bouddhistes dans le mouvement environnemental afin d’obtenir le soutien de leurs partisans et d’encourager des pratiques durables. Bien que le bouddhisme soit généralement une religion célèbre pour son détachement de la société, les moines de l’écologie croient que leur religion est intrinsèquement liée à la nature. Avec une telle influence dans les villages de Thaïlande, les moines bouddhistes utilisent leur position pour ajouter une dimension morale unique au mouvement environnemental. Lire en anglais pour plus de précisions : https://news.mongabay.com/2018/08/ecology-monks-in-thailand/ Arbres enturbannés d’écharpes oranges Voici quelques photos d’arbres enturbannés de tissus orange (la couleur du bouddhisme). Dans Bangkok, tout particulièrement, la première raison est qu’ils se souviennent que Bangkok était une forêt il n’y a pas si longtemps (2 siècles environ) avant de devenir la capitale polluée de 20 millions d’habitants qu’elle est devenue (et qui s’enfonce dans le fleuve qui traverse toute la Thaïlande du Nord au Sud, le Chao

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Assiettes à jeter en feuille d’arbre (invention thaï)

Une trouvaille thaïlandaise : les assiettes en feuilles d’arbre ! Du nouveau dans nos assiettes ! Jetables, compostables et biodégradables, ces plats d’un nouveau genre pourraient remplacer les assiettes plastiques jetables inévitablement utilisées par des millions de personnes et dont un grand nombre termine sa route dans l’environnement. Une invention thaïlandaise à explorer. Il est léger, pratique, de toutes les couleurs et souvent résistant, le plastique est tout autour de nous, central à notre civilisation consumériste. Nous ne l’utilisons pourtant qu’une partie infime de sa vie. Celui-ci met en effet des centaines d’années à disparaître. Le plastique est un produit dérivé du pétrole qui, une fois chauffé, produit le naphta, liquide qui sera transformé par la pétrochimie en plastique. Avec plusieurs milliards de kilos de déchets plastiques déversés dans les océans chaque année et 3,5 millions de kilomètres carrés d’îles de déchets – soit 10 fois la taille de la France – le plastique ne semble plus si pratique que ça. Selon les experts, si nous continuons sur cette route, il y aura d’ici 2050 plus de plastiques en poids dans les océans que de poissons. Avec la mise en danger des écosystèmes marins – 1 million d’oiseaux marins et 100 000 animaux meurent chaque année du fait de l’injection de plastique – et la raréfaction inévitable du pétrole d’où il est tiré, le plastique a du souci à se faire. Partout dans le monde, des chercheurs mettent au point des solutions alternatives et écologiques. C’est notamment le cas de l’équipe de chercheurs en ingénierie industrielle de l’université Naresuan de Bangkok qui proposent une alternative sympathique aux assiettes en plastique. Un jour en Thaïlande, en visitant un temple… Alors qu’elle visite un temple du nord de la Thaïlande, Samorn Hiranpraditsakul, chercheuse en génie industriel, est choquée par les piles d’assiettes et

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Coraux Poisson Tortue

Protéger les coraux en Thaïlande : sites de plongée fermés

La Thaïlande a fermé une dizaine de ses sites de plongée, dans une tentative de limiter la détérioration de ses récifs coralliens, en partie liée à la surfréquentation touristique. La Thaïlande paye le prix de son tourisme de masse, avec des millions de touristes étrangers débarquant chaque année sur ses plages de sable fin. Les sites de plongée y sont souvent très accessibles, même armés d’un seul masque et tuba. « Les massifs coralliens sont affectés par des touristes inconscients… Ils touchent et marchent sur les coraux. Fermer ces sites aidera les récifs à se régénérer naturellement », a expliqué jeudi à l’AFP Reungsak Theekasuk, directeur des Parcs nationaux de Thaïlande. « Cela ne va pas trop affecter le tourisme, car c’est le début de la saison des pluies », traditionnelle saison basse pour le tourisme en Thaïlande, qui bat son plein pendant l’hiver. « Nous réévaluerons la situation avant le début de la saison haute » fin 2016, a-t-il assuré. Certains de ces récifs sont touchés par le blanchiment sur quelque 80% de leur surface, selon une récente étude commandée par les autorités thaïlandaises. Les zones touchées par cette fermeture, annoncée mi-mai, sont notamment près des îles touristiques de Koh Phi Phi et Koh Lanta. Les innombrables tour-opérateurs proposant leurs services aux touristes jettent souvent leurs ancres sur les massifs de coraux, contribuant à leur blanchiment. Et il est fréquent de voir leurs clients posant pour un selfie aquatique, debout sur des récifs coralliens. Au-delà dans le Pacifique, la Grande barrière de corail australienne traverse le pire épisode de blanchissement de coraux jamais enregistré, avec plus de 90% de ses récifs ayant blnachi, selon une étude australienne publiée en avril 2016. Ce phénomène de dépérissement se traduit par une décoloration des coraux. Il est provoqué par la hausse de la température de l’eau. Outre le

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