Étiquette : gouvernement

Début de la diffusion du Bouddha par Açoka, empereur indien

La diffusion du Bouddha commence véritablement avec Açoka empereur maurya le premier souverain à se convertir. Il décide d’établir un dharma, une loi temporelle inspirée de la loi divine et de faire en sorte que l’ordre humain soit en harmonie avec l’ordre cosmique. Son règne est un âge d’or, pour les bouddhistes un modèle politique. Tout en tolérant les autres religions, il aurait entretenu 64 ooo moines bâtissant monastères et reliquaires. Il est à la fois un conquérant, l’incarnation du souverain bouddhiste idéal et le grand propagateur de la foi. Il patronne un concile, le troisième, qui tente, déjà de clarifier la situation doctrinale : la Samgha, la communauté, est alors divisée en 18 écoles. Açoka envoie mission sur mission pour convertir d’autres souverains : Antiochos II de Syrie, Ptolémée II d’Égypte, Magas de Cyrène, Antigone Gonatas de Macédoine, Alexandre II d’Épire, partout à travers le monde hellénique, dont lui Açoka est aussi l’héritier. Malgré tout la culture du monde méditerranéen ignorera le bouddhisme et ses idées pendant un temps incroyablement long. Après cette impulsion, doté du double soutien d’un État puissant et d’une organisation monastique efficace, le bouddhisme emprunte une voie qui le mènera au nord dans les royaumes de Bactriane et de Sogdiane et au sud dans le royaume de Ceylan. Ces deux régions seront bientôt des centres de diffusion de la doctrine et de l’art bouddhique. Si une tradition veut que des missionnaires d’Açoka soient parvenu en Birmanie et en Thaïlande, c’est cependant Ceylan qui devient un des hauts lieux du bouddhisme comme elle est le point de jonction des routes de l’Orient et de l’Occident. De plus, la monarchie cinghalaise a une chronique historique qui retrace l’histoire du bouddhisme dans l’île et ses rapports avec le monde extérieur. Mahinda, fils d’Açoka, vient lui-même prêcher sur l’île.

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Détérioration de la santé du roi de Thaïlande, Bhumibol Adulyadej

Détérioration de la santé du roi de Thaï Les nouvelles du roi Rama IX de Thaïlande, Bhumibol Adulyadej, âgé de 88 ans, ne sont pas bonnes. Le palais a indiqué ce mardi que les médecins «contrôlaient étroitement» la santé de Bhumibol Adulyadej qui, hospitalisé pour des troubles cardiaques et respiratoires, souffre actuellement d’une forte fièvre. Le 11 janvier dernier, le roi de Thaïlande, dont le 88e anniversaire a été fêté le 5 décembre 2015, avait brièvement quitté l’hôpital Siriraj situé dans le centre de Bangkok, le temps d’une «promenade» dans son palais Chitralada. Sa sortie précédente remontait au mois de juin 2015. Mais en cette mi-février, l’état de santé du plus vieux monarque en exercice dans le monde inquiète plus que jamais son peuple. Le Palais a en effet indiqué ce 17 février que Bhumibol Adulyadej, hospitalisé pour des troubles cardiaques et respiratoires, est sous étroit contrôle des médecins. Et ce depuis la veille, en raison d’une forte fièvre et d’irrégularités de sa respiration. Le communiqué précise qu’«une équipe de médecins royaux (lui) administre régulièrement une solution d’antibiotiques par voie intraveineuse, et (lui) assure continuellement un apport en oxygène». Les services de la royauté signalent en outre qu’un trouble cardiaque diastolique lui a été diagnostiqué la semaine dernière. Une des lois de lèse-majesté les plus sévères du monde La monarchie thaïlandaise est protégée par une des lois de lèse-majesté les plus sévères du monde, ayant pour conséquence une importante autocensure des médias, y compris étrangers. Cet été, un homme a été condamné à 30 ans de prison et une femme à 28 ans après avoir publié plusieurs messages sur Facebook jugés insultants pour la famille royale. Depuis le coup D’État de mai 2014, réalisé par les militaires au nom de la défense de la monarchie, les affaires de lèse-majesté se

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L’avenir du Vietnam en suspens

Qui pour diriger le Vietnam dans les cinq prochaines années ? Normalement cette question est résolue plusieurs mois avant le congrès national du PCV. Sauf que celui qui se déroule depuis le 21 janvier déroge à la règle car d’importants désaccords font rages au sein du parti communiste, quant à la ligne à tenir pour diriger le pays, tant politiquement qu’économiquement. Conservateurs contre réformistes C’est la grande tâche des 1 500 délégués du parti communiste réunis à Hanoï pendant une semaine : nommer le triumvirat qui devra gérer le Vietnam pendant cinq ans, à savoir le Secrétaire général du PCV, le Premier ministre et le Président de la République. Cette année, contrairement aux précédents congrès, deux lignes s’affrontent : les réformateurs du Premier ministre Nguyen Tan Dung face aux conservateurs du Secrétaire général du PCV, Nguyen Phu Trong. Considéré comme pro-occidental, l’actuel Premier ministre, au pouvoir depuis 2006, lorgne sur le poste supérieur, celui occupé par son adversaire. Sa ligne très anti-chinoise a notamment permis au Vietnam d’intégrer le jeu de l’économie mondiale, avec pour l’exemple l’adhésion du pays à l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) ainsi qu’au partenariat Trans-Pacifique (TPP), mené par les États-Unis. Mais si sa vision pour le futur du pays est grandement partagée par les milieux économiques, Dung traîne quelques casseroles, tant sur son implication dans les grands groupes d’État, que sur les passe-droits accordés aux membres de sa famille. En face, Trong est partisan de la ligne forte qui domine aujourd’hui au Vietnam. Soutenu par la vieille garde du parti communiste, il conserve la confiance de Pékin mais surtout dispose d’hommes de confiance, qu’il a lui même placé, aux principaux postes clefs du parti. Problème, la limite d’âge pour accéder au poste, dans son cas se maintenir, est fixé à 65 ans. Or le Secrétaire général

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Thaïlande : derrière la carte postale un régime militaire

Thaïlande : derrière la carte postale un régime militaire Derrière la belle carte postale de plages paradisiaques au sable fin et à l’eau turquoise se cache une réalité bien moins idyllique pour le pays. Depuis plus d’une année à présent, la Thaïlande est sous la coupe d’une junte militaire qui tient le pays d’une main de fer, inhibant toute liberté. L’Europe doit réagir fermement en exerçant une pression à différents niveaux. Le général Prayut Chan-O-Cha a pris les commandes du pays depuis mai 2014, période à laquelle un coup d’état a renversé l’ancien gouvernement dirigé alors par le Premier ministre de l’époque Thaksin Shinawatra. D’un pays ouvert au reste du monde, force est de constater que la Thaïlande est devenue une dictature qui ne dit pas son nom. La junte militaire actuellement aux commandes bride le pays et ses populations. Les récentes arrestations de 14 manifestants étudiants sont la parfaite illustration d’un régime dur et liberticide. 14 étudiants qui risquent 7 années d’emprisonnement, dans des conditions que l’on sait des plus difficiles, simplement pour avoir voulu protester pacifiquement contre l’absence de démocratie qui règne dans le pays depuis que l’armée a pris le pouvoir. Désormais la Thaïlande ressemble à ces pays où il ne fait pas bon vouloir exprimer une parole différente de celle du pouvoir, presque comme en Corée du Nord même si la communauté internationale reste encore assez frileuse sur la comparaison. Car en Thaïlande à présent, impossible de former une réelle opposition politique démocratique sans risquer des peines d’emprisonnement. Toute liberté d’expression est devenue complexe voire même risquée, la loi martiale a été décrétée soit disant pour le bien du pays. Mais c’est le peuple thaïlandais qui trinque : les médias sont contrôlés voire, pour certains journaux, fermés, les libertés civiques jugulées. L’Europe doit agir pour rétablir la

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Thaïlande : la mauvaise réputation des touristes chinois

Touristes Chinois en Thaïlande Des temples de Louxor aux hôtels parisiens, les touristes chinois ont acquis, à tort ou à raison, une solide réputation de gens aux mauvaises manières. Mais c’est peut-être en Thaïlande qu’ils sont le plus décriés. Avec près de cinq millions de touristes, la Chine représente cependant la plus importante manne financière pour la Thaïlande. L’an dernier, certains touristes chinois ont été liés à une longue série d’incidents, photographiés ou filmés, puis répercutés sur les réseaux sociaux. Il y a eu toute une controverse à propos de l’utilisation inappropriée des toilettes à l’intérieur d’un temple bouddhique du nord de la Thaïlande. Le gérant du temple a même été jusqu’à interdire pendant une courte durée l’entrée du temple aux Chinois. Parmi les autres incidents, un Chinois qui frappe du pied une cloche dans un temple bouddhique – ce qui représente une très grave offense pour les Thaïlandais – ou encore, des demoiselles chinoises faisant sécher leurs sous-vêtements sur les sièges de l’aéroport. Il existe un contraste assez frappant entre d’une part l’attitude culturelle en Thaïlande, qui, généralement met en avant le respect et la discrétion et, d’autre part, la décontraction bruyante des Chinois. Cela concerne souvent des atteintes à des lieux religieux, auxquelles les Thaïlandais sont très sensibles. Cela semble montrer, en outre, à quel point le bouddhisme est tombée en désuétude en Chine. Le tourisme maintient l’économie thaïlandaise Mais la contribution financière des touristes chinois à l’économie thaïlandaise étant significative, certaines actions ont été entreprises pour améliorer la situation. Les Chinois représentent désormais 20% des touristes en Thaïlande. Or, le tourisme est l’une des rares activités économiques qui se maintient dans le royaume. La junte thaïlandaise veut donc maintenir et même augmenter le nombre de Chinois visitant le pays, mais en limitant l’impact négatif. Parmi les mesures prises,

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