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Début de la diffusion du Bouddha par Açoka, empereur indien

La diffusion du Bouddha commence véritablement avec Açoka empereur maurya le premier souverain à se convertir. Il décide d’établir un dharma, une loi temporelle inspirée de la loi divine et de faire en sorte que l’ordre humain soit en harmonie avec l’ordre cosmique. Son règne est un âge d’or, pour les bouddhistes un modèle politique. Tout en tolérant les autres religions, il aurait entretenu 64 ooo moines bâtissant monastères et reliquaires. Il est à la fois un conquérant, l’incarnation du souverain bouddhiste idéal et le grand propagateur de la foi. Il patronne un concile, le troisième, qui tente, déjà de clarifier la situation doctrinale : la Samgha, la communauté, est alors divisée en 18 écoles. Açoka envoie mission sur mission pour convertir d’autres souverains : Antiochos II de Syrie, Ptolémée II d’Égypte, Magas de Cyrène, Antigone Gonatas de Macédoine, Alexandre II d’Épire, partout à travers le monde hellénique, dont lui Açoka est aussi l’héritier. Malgré tout la culture du monde méditerranéen ignorera le bouddhisme et ses idées pendant un temps incroyablement long. Après cette impulsion, doté du double soutien d’un État puissant et d’une organisation monastique efficace, le bouddhisme emprunte une voie qui le mènera au nord dans les royaumes de Bactriane et de Sogdiane et au sud dans le royaume de Ceylan. Ces deux régions seront bientôt des centres de diffusion de la doctrine et de l’art bouddhique. Si une tradition veut que des missionnaires d’Açoka soient parvenu en Birmanie et en Thaïlande, c’est cependant Ceylan qui devient un des hauts lieux du bouddhisme comme elle est le point de jonction des routes de l’Orient et de l’Occident. De plus, la monarchie cinghalaise a une chronique historique qui retrace l’histoire du bouddhisme dans l’île et ses rapports avec le monde extérieur. Mahinda, fils d’Açoka, vient lui-même prêcher sur l’île.

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Moeurs et vie quotidienne d’un Thaïlandais

Vie quotidienne d’un Thaïlandais Pour compléter le billet précédent, il me semble utile de décrire la vie quotidienne pratique d’un Thaïlandais, ses mœurs, sa manière d’être à l’autre (avec quelques comparaisons) : peu de différence entre le dedans et le dehors, ils sont chez eux autant dehors que dedans, c’est pourquoi le lieu d’habitation a moins d’importance que pour nous. Ils sont souvent dehors discutant, autour d’un plat (riz gluant, viande/poisson cuit au charbon de bois, légumes verts crus, ou une soupe, ou du riz garni d’une viande/poisson saucée-épicée) ou d’un verre de bière avec de la glace ou d’alcool à 35° étendu d’eau et de glace, ou ils s’arrêtent pour parler avec les voisins alentours, debout dans la rue par groupe, toujours gais, ce qui fait que les quartiers et les rues sont toujours vivants (sauf dans le quartier sud Silom où sont les tours) l’équilibre alimentaire naturel est en cours de changement, influencé par la nourriture américaine qu’ils fantasment (sodas, sucreries, chips, hot dog) et la minceur naturelle se transforme en obésité des jeunes la moyenne de l’âge de la mortalité est presque identique à celle de la France (79 ans) ils se déplacent toujours lentement (chaleur oblige), marcher vite serait dangereux pour la santé, ils doivent le savoir instinctivement leur perception de la température comporte peu d’amplitude : ils ont froid sous 30 ° et mettent une veste de coton, trop chaud à 35 ° = 5° d’amplitude (nous supportons en France entre 28°>-5° = 33° d’amplitude) la différence est totalement intégrée : beaucoup de transsexuels (maquillés, habillés en femme avec talons ou pas, mettant une poitrine en valeur ou pas), des vieux boitant ou tordus mais actifs, des débiles légers ou dérangés mentalement, toute cette différence humaine est intégrée à la vie quotidienne, chacun étant comme

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Angkor Vat dédié à Vishnou face à l’Ouest

Angkor Vat dédié à Vishnou face à l’Ouest 26 photos – Angkor Vat, temple principal du site d’Angkor, édifié au 12è siècle, par Sûryavarman II, ouvert à l’ouest, est entouré de douves et de quatre galeries enceintes qui conduisent à la tour centrale où figurait l’image de Vishnou (Vishnu). A l’origine hindouiste, il devient bouddhiste au XVIè siècle. Il forme un rectangle d’environ 1 500 m x 1 300 (superficie de 200 hectares) qui comprend son encadrement de bassins-fossés larges de 190 m. C’est le plus grand ensemble monumental du groupe d’Angkor. Cette orientation Ouest, contraire à celle des autre monuments d’Angkor implantés face au soleil levant, n’a pas manqué de soulever maintes controverses. Construit au Sud de la capitale (Angkor Thom), Angkor Vat se trouvait compris dans le quart Sud Est de l’ancienne ville d’Angkor (Yaçodharapura) qui s’étendait entre la rivière Siemrèap à l’Est et la digue du Baray à l’Ouest. Destiné à servir de temple funéraire, son orientation Ouest correspond à celle des temples funéraires indo-javanais, en opposition à celle des sanctuaires dédiés aux divinités. Les galeries à bas-reliefs représentant des défilés, la procession rituelle se fait en gardant le monument à sa gauche. Ce temple dédié à Vishnou, associé à l’Ouest, devait naturellement adopter cette nouvelle orientation. Angkor Vat, isolé de la forêt par ses douves, est, de tout les monuments du groupe, le mieux placé pour échapper à l’envahissement par la grande végétation, et par la suite par la ruine. Resté de tout temps un lieu de pèlerinage pour les Khmers, il n’a cessé d’abriter à l’intérieur de son enceinte, après l’instauration du bouddhisme du Petit Véhicule, des pagodes. Ainsi Angkor Vat est le plus vaste et surtout le mieux conservé. Il est aussi le plus imposant par son caractère de grande composition architecturale comparable aux

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